Oméga 3 et dépression


L’intérêt des acides gras oméga 3 pour notre organisme n’est aujourd’hui plus à prouver. De récentes études ont précisé leur rôle dans les fonctions cérébrales et notamment dans la survenue de certaines neuropathies (maladies du cerveau) comme les dépressions.

Oméga 3 dans l’alimentation

Dans l’alimentation, les acides gras poly-insaturés (AGPI) dit « essentiels » (oméga 3 et oméga 6) sont ceux que l’organisme ne sait pas fabriquer tout seul et que l’alimentation doit donc obligatoirement apporter. On trouve principalement les acides gras oméga 3 (AGPI n-3) dans les huiles de colza, de noix, de soja, et dans les noix mais également dans les poissons gras (saumon, thon , sardines …) et les fruits de mer.

Oméga 3 et dépression

Des travaux de biologie clinique réalisés chez l’humain montrent que les sujets déprimés ont un taux d’acides gras oméga 3 plus bas que les autres et plus particulièrement 2 acides gras : l’EPA (acide eicosapentanoïque) et le DHA (l’acide docosahexaénoïque).

On peut même corréler le niveau du déficit en acides gras oméga 3 et l’intensité des symptômes de la dépression.

D’autres patients atteints de maladies cérébrales différentes, comme la psychose maniaco-dépressive, manquent eux d’acides gras oméga 3, mais aussi oméga 6.

Une autre étude de type épidémiologique a travaillé sur l’hypothèse d’un effet protecteur des acides gras oméga 3 vis à vis de la dépression. Les populations étudiées, au Japon, en Corée et Taïwan, étaient fortement consommatrices de poissons gras. Les résultats sont probants : il existe un risque plus faible de dépression dans les populations dont l’alimentation est riche en acides gras oméga 3. La même relation a été mise en évidence dans les dépressions du post-partum (après accouchement).

Des problèmes de synapses

Un déficit alimentaire extrême en acides gras oméga 3 expérimenté en laboratoire montre que les transmissions au niveau des cellules nerveuses ne fonctionnent plus de façon normale. Les neurones ne se connectent plus bien et les substances chimiques qui passent normalement d’une cellule à l’autre pour assurer le fonctionnement du cerveau, sont fabriqués en trop faible quantité. On assiste ainsi à un déficit en dopamine, sérotonine et/ ou noradrénaline. Ces déficiences de transmission sont à la base des troubles de l’humeur chez les déprimés.

Source : lettre scientifique de l’Institut Français de la Nutrition n° 140